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| Evolution du kayak en eau vive |
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| Écrit par Laurent Guyot |
| Lundi, 17 Août 2009 14:23 |
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Par : Grayson Schaffer, traduction : Laurent Guyot
"L'impact a été violent", dit le kayakiste du Montana Tyler Bradt, 23 ans, à propos de son entrée à 50km/h dans le bassin de réception de Palouse Falls, 57metres en avril dernier. "J''ai eu un choc dans la poitrine, qui m'a soufflé et qui m'a projeté contre l'arrière de mon bateau. J'avais une telle décharge d'adrenaline que je ne savais pas si j'etais blessé ou pas"
Depuis le mois de mars, des kayakistes on battu trois fois le record du monde de franchissement de chute, remontant la barre de 24mètres et faisant une serieuse publicité mediatique. Apres son plongeon Bradt est apparu sur Anderson Cooper 360.
Le mois précèdent, le brézillien Pedro Oliva, 26 ans, est apparu au début du Today Show avec des images de son franchissement, le 4 mars , du Salto Belo, 39mètres, La présentatrice Ann Curry a titré le reportage "La montée de la popularité du kayak extrème". Le jour de la fête des mères, Christie Glissmeyer, 30 ans, a franchie la Metlako Falls, 33métres, sur la Hood River, créeant ainsi le record du monde féminin. Au moins une douzaine d'autres - est inclus Brendan Wells, 15 ans - ont brisés la barre des 30mètres.
Poser a ces athlètes l'évidente question - hum, pourquoi? - et vous aurez toute sorte de réponses, de "Pour ma progression personelle" ( Bradt ) à "C'était près de chez moi" ( Glissmeyer). Au regard de la couverture médiatique, on est tenté de croire Curry que le sport est en expansion, mais en fait c'est l'opposé qui est vrai. Le kayak en eau vive est serieusement en déclin, les pagayeurs americains passent 50% de temps en moins sur l'eau qu'au début de la décennie, les dollars du sponsoring s'assèchent, et le pro-freestyle tour est annulé. Pour l'élite de ces sportifs, franchir des chutes énormes devient la nouvelle frontière, mais c'est aussi une des dernieres façon de risquer sa vie en bateau.
Le boom de départ a été en 1997, lorsque les designers de Wave Sport ont mis sur le marché un nouveau bateau radical, le X. Il avait un fond plat comme une planche de surf, et permettait aux pagayeurs de surfer en travers et de tourner sur les vagues des rivières. Le rodeo en rivière plaît au grand public et aux gros sponsors comme Subaru et Nike. En 2001 le magazine Outside met Brad Ludden, kayakiste de 19 ans en couverture. Il y raconte la vie rêvée des pro-paddlers ; "Prends deux touristes en bateau gonflable, donne leurs les clefs d'une Subaru neuve, ranges-y des kayaks et de l'argent et renvoye les chanceux avec deux mots ; Cherchez l'eau. Veux-tu devenir un kayakiste de rodeo? Oui, s'il te plait!"
Mike Steck, qui a fait partit du team Dagger de 1996 a 2005, se souvient des guerres rivales avec Wave Sport pour les meilleurs athlètes, qui en cumulant plusieurs sponsorings arrivaient a gagner plus de $100,000 par ans. De grandes écoles comme le Roving World Class Kayak ont permis de produire les meilleurs talents du pays. Tout allait bien. Puis ce ne fut plus le cas. D'aprés l'institut de sondage Leisure Trend's Group, le kayak en eau vive a atteind son pic en 2002, avec 3.9 million de pagayeurs passant 14 millions de jours sur l'eau. En 2004, derniere année avant que LTG change ses méthodes de sondage, les journées de kayak on diminuées de moitié.
"L'industrie a vraiment tout gaché" admet Jim Moss, membre de la Trade Association of Paddlesports. Steck insiste "L'eau vive part à la poubelle."
Que c'est il passé ? La demi-douzaine d'athlètes et d'industriels à qui j'ai posé la question ont différentes théories, mais trois choses reviennent encore et encore. Premièrement, les fabricants de kayaks on poussé le R&D tellement loin et tellement rapidement qu'ils ont calé sur leurs propres ambitions. De 1996 a 2002, le nouveau design de chaque année etait significativement meilleur que le précedent. "Si tu n'innovais pas tu mourrais" dis Steck. Les pagayeurs achetaient de nouveaux bateaux à $900 chaque année, et s'en débarassaient à la fin de la saison. A court terme, ça a provoqué une expansion très rapide du marche, Mais les bateaux dépassés - construits trop tard - reviennent pour hanter leurs fabricants. Quand la technologie a commence à stagner, autour de 2003, le barrage s'est rompu et les vieux bateaux ont innondés le marche.
"Je ne connais personne qui a acheté un nouveau bateau récemment" affirme Moss. En effet, beaucoup de kayakistes de haut niveau reconnaissent utiliser des modèles qui ont cinq ans d'ancienneté.
L'industrie s'est aussi un peu coupé l'herbe sous les pieds a force de fusions, d'acquisitions et de nouvelles création d'entreprises. En 1998, Watermark, une societe financière, acheté Dagger et Perception. Confluence, une autre societé financière, rachète Wave Sport à son pittoresque fondateur, Chan Zwanzig, en 1999. Deux hommes clés de Perception, woody Callaway et Shane Benedict, aident à créer Liquidlogic en 2000. Wave Sport mené par Eric Jackson se détache de Confluence en 2003 pour fonder Jackson Kayak, et en 2005 Confluence achète la division sports nautiques de Watermark. Aujourd'hui, Dagger et Wave Sport sont la même entreprise, Perception a stoppé sa ligne eaux vives et Jackson les à rapidement tous depassés.Les athlètes reprochent aux fusions de placer des managers non kayakistes à la tête des entreprises, alors que les gens impliqués dans l'industrie comme Mike Steck affirment que ce sont les petites entreprise et les importations étrangères qui ont decoupée la "fragile tarte" que représente le marché du kayak en trop petites parts. Dans tout les cas, la baisse des ventes combinée à la réduction des parts de marché a forcé les entreprises à réduire leurs budgets et à congédier leurs teams et - Poof ! - plus personne n'a voulu devenir un kayakiste de rodeo.
Pire encore, la strategie marketing dominante durant la période de boom était de vendre le kayak comme extrème. Ca a donné certes quelques belles couvertures de catalogues, mais ça a surtout écarté beaucoup de sportifs du week-end, effrayés par les idées de noyades dans un bateau minuscule.
Pour l'élite des kayakistes arrivés en age ces dernières années, l'écroulement des marchés a mené à des temps difficile bien avant la récession. Bradt et les autres récents diplomés de la World Class academy, comme Rush Sturges, Lane Jacobs, ou Ian et Evan Garcia, ont l'impression d'avoir raté la fête. "Les athlètes obtenaient une bonne paye" dit Bradt. "Je suis arrivé juste à la fin. Quand j'avais 17ans, Dagger m'a donné quelques milliers de dollars et quatres kayaks, c'est plus que tout ce que je peux avoir maintenant."
Ce qui nous ramène à nos chutes. Sans un veritable "pro tour" viable, l'alternative est de produire et de vendre leurs propres films. Bradt et les autres utilisent le peu d'argent disponible de la part des sponsors pour se payer un billet d'avion et se filmer en train d'inventer de nouvelles figures sur des rivières lointaines - et, bien sur, franchissant des chutes d'eau insensées. C'est allé très loin sans problèmes - personne n'est mort en sautant une chute de plus de 30 metres depuis Jesse Sharp qui a tenté de franchir les chutes de Niagara en 1990 - mais la surenchère s'arretera probablement bientôt, peut être tragiquement.
Dorénavant, les compagnies de kayaks ont un plan résolument moins effrayant pour sortir de leur trou. L'effort de reconstruction, d'après plusieurs chefs d'entreprises, va être de faire passer le message que le kayak peut être une activitée sûre et facile. "Pour Teva, le budget va être consacré à une plus grande accessibilité", dit Joel Heath, directeur marketing. "Ca ne veux pas dire repousser les limites". Heath prend l'industrie du ski, qui est centrée sur des parcours de difficultés moyenne, comme un bon modèle, et note qu'un des avantages aux années de boom du kayak est la construction d'une douzaine de parc d'eau vive urbains. Et il reste toujours les parcours classiques en classe III en millieu naturel.
A ce sujet meme Bradt est daccord : "C'est toujours un bon moment d'aller sur la Middle Fork of the Salmon." (NDLT : La Middle Fork of the Salmon est une rivière ou l'on peut naviguer pendant 6 jours en classe III(4) dans l'ouest des Etats Unis.)
Article original en anglais : The Evolution of Whitewater Kayaking
Réactions a cet article sur le forum d'eauxvives.org : L'évolution du sponsoring dans le kayak
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| Mise à jour le Mardi, 01 Septembre 2009 11:07 |